IA créative et vidéo
L'intrus
Neuf lieux, neuf époques, neuf plans-séquences.
L'intention
Mon clone d'aujourd'hui débarque dans neuf lieux et neuf époques du passé. Il filme, il commente, il dérange. Partout, il est l'intrus : on l'ignore, on se moque, on le menace. Je voulais deux choses difficiles à obtenir. Que mon visage reste le mien d'une époque à l'autre. Et que chaque plan soit crédible pour quelqu'un qui connaît la période — pas une carte postale, une reconstitution.
Les difficultés
Le plan-séquence. Les neuf scènes sont tournées d'un seul tenant, sans aucun cut. C'est la contrainte la plus coûteuse du projet : un cut permet de masquer un défaut, de recadrer, de rattraper une incohérence. Sans cut, chaque plan doit être juste du début à la fin.
L'anachronisme. Chaque époque a fait l'objet d'une recherche préalable : vêtements, matériaux, architecture, objets du quotidien. Un modèle génératif produit spontanément une version hollywoodienne du passé, cohérente en apparence et fausse en détail. Retirer cette couche demande de savoir précisément ce qu'on cherche à éviter.
Le coût. Beaucoup de tentatives, beaucoup d'échecs, beaucoup de crédits. C'est une donnée du métier qu'on mentionne rarement : générer une séquence tenable, c'est parfois en jeter dix.
Ce que j'en retire
Un échec qui se répète deux fois pour la même raison n'est pas un problème de formulation. C'est un problème de méthode, et insister ne fait que consommer des crédits.
Ce qui relève de la géométrie et de la composition se règle en amont, sur l'image source. Le décrire dans le prompt vidéo ne fonctionne pas.
Outils et modèles IA
Seedance 2.5, Nano Banana Pro, ElevenLabs, CapCut, Claude, Gemini